Traînée, entrevue avec un duo d’électro post-punk à fort potentiel


Traînée est un jeune groupe de musiques électroniques post-punk qui nous a enthousiasmés dès la première écoute. Dans leur électro à la fois froide et entraînante, on entend la New Wave et le Post Punk des 80’s, la transition entre Joy Division et New Order, bref, on entend quelque chose de très plaisant. Voici une entrevue avec un duo en devenir.


  • Bonjour Traînée, je vous remercie d’avoir accepté cette entrevue. Nous avons eu un coup de coeur immédiat pour votre musique, on aimerait donc en savoir un peu plus sur vous ! Commençons par les présentations : qui êtes-vous ? D’où venez vous ? Depuis combien de temps Traînée existe-t-il ?
Merci de nous avoir invités, nous somme très touchés par cet enthousiasme. Nous sommes Gaël et Pierrick, deux frangins. Aujourd’hui le groupe a un pied à Saint-Etienne et l’autre à Lyon. Traînée est né il y a 5 mois… vous dénichez toujours les groupes aussi tôt ?

 

 

  • Pouvez-vous nous parler de la chanson « De Là-Haut » ? Qui se trouve « là-haut » ?
En fait on adorerait que vous, vous nous en parliez !!
Pierrick: Pour moi, une bonne chanson, c’est une chanson qui veut dire des tas de choses et rien du tout en même temps. En ce sens, ce serait notre meilleure chanson…
Gaël: Alors puisque à votre demande, il faut vous donner une piste, je vous dirais une phrase : « Pour s’aimer il faut que tu me voies d’où je te regarde ». Le reste est contemplation. Là-haut, il y a la passion. Demain, il se pourrait que j’insiste plus sur le pendant charnel du morceau !

 

  •  Vous écrivez à la fois en français et en anglais : dans quelle langue êtes-vous le plus à l’aise pour écrire et chanter ?
 Pour caricaturer, on a généralement du mal avec la chanson à texte d’un côté, et la « variété » de l’autre. Sur la brèche, se tient une pop française très riche, mais plus rare si tu la compares au nombre de trucs qui nous font vibrer outre-manche/atlantique. Du coup, quand on a commencé à chanter, la langue de The Fall et Depeche Mode nous est venue en bouche immédiatement, quand celle de Charles Traînée (hoho…) nous a demandé une plus grande introspection, exigence… Mais une fois qu’on a trouvé le mojo, on se sent bien.

 

  •  Parlez-nous de vos influences et inspirations. 
Pierrick: Passé de l’euro-dance au label Warp à la fin des années 90, je suis revenu à l’euro-dance pour de bon.
Gaël: Passé des comédies musicales de Demy aux videos de Kern au milieu des années 80, je suis revenu à Demy, pour de bon.
On botte en touche je crois.

 

  •  Comment décrieriez-vous votre musique ?
Notre musique est (sans complexes) sous influences multiples. On joue avec cet affrontement permanent entre une énergie bien noise, et une dynamique plus club. Entre house accidentée et punk à pente douce, nous nous écoulons dans cette gorge.

 

 

  •  Le morceau « Simili cuire brûlant » nous a fasciné : à la fois c’est du gros n’importe quoi mais, en même temps, ça fait sens. Comment vous est venue l’idée d’écrire cette chanson ?
Nous n’avons pas écrit cette chanson, c’est une adaptation française que nous avons fait d’un superbe titre anglais de 78. Le texte est inspiré du roman Crash de Ballard. On paie une bière à celle/celui qui trouve la chanson!
On a pensé que s’il devait manquer quelque chose à ce titre, c’était un moment cotonneux pour poser la scène charnelle que le texte évoque. C’est le grand pont, au milieu.
Notre interprétation foutraque rend peut-être le propos insensé, mais en soi le texte est implacable dans sa forme, et parle d’un accident, de matières et de corps combustibles, qui se traversent, et qui aiment ça.

 

  •  Qu’écoutez-vous en ce moment 
Allez, 10 derniers disques en date:
Factory Floor, John Tejada, Museum Of Love, MCMXCI, KXP, une compile d’Antinote, Todd Terje, Major Lazer, Yacht, Gramme.

 

  • Avez-vous des artistes de musiques francographées à recommander ?
On est ultra fans d’un groupe français méconnu des années 80 qui s’appelle Ruth. On a tendance à penser que Gainsbourg a inventé la pop française tellement bien qu’il est très difficile de tenir la barre depuis. On danse comme des petits fous sur Elli et Jacno (on accroche sur quasiment tous les groupes novö en fait). On est des inconditionnels de Katerine même dans les moments les plus farfelus et depuis ses débuts. On s’allonge sur des transats en écoutant la sensualité sonore de Luc Ferrari.
Ça nous plait que des artistes « francographes » parviennent à sortir de plus en plus des prods un peu modernes et léchées (Christine a.t.q, François a.t.a.m, Tellier, Yelle, le récent Bagarre…) et ce sans tomber dans un vintage gratuit. On a raté La STRN Fest à Lyon, pourtant organisée par des potes… honte ; mais, si nous n’avons pas encore fixé notre regard, le peu de choses que nous avons entendu nous intéresse bien.

 

  • Quels sont vos projets ? Un Ep ? Des concerts de prévus ?
On continue de composer, on se rôde en live dans des petits lieux confidentiels et vu qu’on commence à se sentir vraiment bien sur scène, on va pouvoir sortir de notre coquille très prochainement.
En pleine recherche de salles et partenaires futurs, j’ai bien peur qu’on ne puisse vendre du rêve aujourd’hui, mais on vous donne rdv dans quelques mois pour faire le point !

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