La Honte - Festival Alambik - 7 oct 16 ©Scenes Francophones

FESTIVAL ALAMBIK : musiques souterraines


Le Festival Alambik, c’est un week-end à Rennes dans des lieux et avec des musiques underground. Au bar le Marquis de Sade et dans un hangar occupé par l’association Les Agités du bocal, on fait des découvertes fascinantes.


La Honte

T-shirt blanc rentré dans le bas de survêtement. « Bonsoir, c’est la Honte« . Voix traînante, comme une complainte dans la nuit racontant la tragique histoire d’un homme qui avait démesurément tuné sa laguna, ou celle de ce séducteur de l’ombre bibliophile qui fait la cours via caramail.

Nous vous avions parlé de cette découverte qui nous avait tant émus, celle du projet La Honte dont nous ne savions absolument rien. Puis on avait découvert que Rouge Gorge faisait partie du groupe (La Honte est donc un groupe, premier indice) ce qui, au final, est plutôt cohérent.

Maintenant, on sait, on a vu. La Honte, c’est un trio rennais. Rouge Gorge au clavier. Le chanteur vit ce qu’il dit avec une intensité vibrante. L’attente à Pôle Emploi, pas de doute, il l’a vécu ; les yeux fermés, il raconte sa douleur. Un peu plus rageur, il évoque aussi ses vacances au camping et les invitations à la dégustation de chipolatas grandes comme un enfant de six ans.

En choeur, on a chanté avec La Honte « Caramail« , un de leurs plus grands succès. Mais ce que tout le monde attendait, c’est leur tube. Le public réclamait « Mickaël » et criait son nom avec grande impatience. Car qui ne saurait être touché par l’histoire de Mickaël, héros meurtri ?

Nina Harker

Duo féminin / masculin nantais de pop minimaliste. Un clavier, une guitare et une pédale d’où peut sortir des cris d’éléphant ou des bases rythmiques vieillottes. Tellement d’effets sur la voix qu’on ne comprend pas tout ce qu’il se dit. On reconnaît tout de même de l’anglais, de l’allemand, de l’espagnol et du français. Leur musique est mélancolique ; ils sont hypnotisants.

Leur EP sorti en août dernier est le premier du label Le Syndicat Des Scorpions qui a récemment signé Regis Turner, un autre petit bijou. Regis Turner a sorti son premier album Compte sur moi en septembre, il propose une musique tout aussi touchante que celle de Nina Harker, avec la même simplicité et efficacité.


Site de l’Alambik


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