Peine Perdue en entervue sur Scenes Francophones ©Cathleen Berenyi

PEINE PERDUE, rencontre avec leur synthpop


Peine Perdue, c’est une musique synthpop / minimal wave / cold wave composée à Berlin et écrite à Paris. Discussion avec Coco et Stéphane.


  • Bonjour Peine Perdue, nous sommes ravis de faire cette entrevue avec vous ! Pour entrer dans le vif du sujet, pourquoi « Peine Perdue »? 

Coco : Ce projet est né accidentellement, nous n’en avions ni l’ambition, ni la conscience. Rien n’a été prévu ou réfléchi. Nous échangions simplement des chansons, comme un jeu, pour pallier la mélancolie de vivre séparés dans deux villes éloignées.

Peine Perdue est un nom qui incarne bien cette mélancolie et qui offre une certaine légèreté malgré lui car, tenter un projet qui vous semble perdu d’avance vous offre une plus grande liberté pour le réaliser ! C’est ce qui est arrivé.

  • Coco et Stephane : depuis combien de temps collaborez-vous ensemble ? Comment vous êtes-vous rencontrés? Dîtes nous tout !

Coco : Un ami nous a présenté dans une fête, nous sommes devenus inséparables. Nous sommes partis sur un coup de tête au Japon dont nous sommes revenus très enthousiasmés, nos carnets de notes noircis d’idées ! Très vite, après une nuit blanche, nous avons improvisé au petit matin l’enregistrement d’un morceau qui nous avait été commandé par notre amie Vava Dudu avec qui Stéphane collaborait déjà au sein du groupe La Chatte. Le morceau est paru sur une compilation et nous pensions en rester là.
Quelques temps plus tard, Stéphane est parti vivre à Berlin pour se consacrer pleinement à la musique. Notre collaboration musicale date de cette période.

  • Vous travaillez à Paris et Berlin, malgré cette facette internationale, est-ce important pour vous de chanter en français ?

Coco : C’est en français que le jeu de l’écriture est le plus évident pour moi. Je ne peux pas vraiment faire autrement, je n’ai rêvé que deux fois en anglais et jamais en allemand, c’est trop peu pour écrire des chansons !

  • On adore votre musique minimaliste que l’on trouve très atmosphérique, pouvez-vous nous parler un peu de vos sources d’inspiration ?

Coco : Mes inspirations sont le reflet de tout ce qui m’entoure, mes histoires, mes peurs, mes désillusions… Tout se qui relève des sentiments amoureux me fascine, je me passionne pour les correspondances, la poésie, les mots en général.

Stéphane : Pour ce qui est de la musique, après des productions plus excentriques et échevelées avec La Chatte, j’avais envie de retourner à des sons très épurés, des compositions simples, une ligne claire qui s’accordaient avec le style de chant parlé et tout en retenue de Coco. C’est une formule fondée sur l’ellipse qui nous permet de pousser loin l’évocation avec un minimum de moyens.

  • Vous composez tout ensemble ? Expliquez nous un peu votre manière de travailler.

Coco : Nous composons principalement nos albums de façon épistolaire, chacun de notre côté, sans vraiment nous concerter. Peu de morceaux ont été réalisés en tête à tête sous le même toit ! Stéphane compose ses intrus à Berlin, j’écris et j’enregistre le chant seule à Paris. Récemment, nous sommes partis d’un film pour réaliser un 4 titres car nous cherchions à obtenir un ensemble qui raconterait la même histoire.

  • Quand on voit vos photos de concert, il apparaît que le visuel semble avoir une grande place. Comment choisissez-vous les projections qui vous accompagnent?

Stéphane : Depuis que je suis à Berlin, j’ai développé un intérêt pour les films rares ou expérimentaux. Peut-être parce que le cinéma est si peu présent ici. J’organise depuis quelques années un ciné-club avec un petit cercle de cinéphiles enthousiastes. C’est là que je puise les images que nous projetons parfois telles quelles, parfois après un travail de re-montage comme celui que nous avons fait lors de notre dernier concert à La Loge à Paris, à partir d’un film documentaire des années 50 sur l’astronomie. Ce film qui reconstitue de façon théorique et artificielle des images de l’espace, des planètes et autres météores est un chef-d’œuvre d’invention visuelle qui s’accordait à l’esprit des morceaux que nous avions choisi d’interpréter.

  • Vous avez sorti un sublime album, Nuit Blanche, en mai dernier : travaillez-vous déjà sur une suite ?

Coco : Nous finalisons ce mini-album 4 titres intitulé Histoire d’une Âme, qui sortira en février 2017 sur le label Hollandais Electronic Emergencies. Une tournée s’en suivra sûrement.

Stéphane : Parallèlement, nous travaillons à la création d’un label / laboratoire d’éditions musicales qui s’appellera Objets Trouvés. Ce projet est la continuation d’une édition limitée de 10 disques / objets, pièces uniques réalisées à la main par nos soins, sortie en février 2016 sous le nom « La Peur Belle ».

  • Avez-vous des artistes chantant en français à recommander ?

La Chatte (dont Stéphane fait partie), ORCHIDÉE NOIRE, Arne Vinzon, Violence Conjugale, Automelodi, Taulard.

Photo : ©Cathleen Berenyi


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