Xarah Dion en entrevue avec Scenes Francophones ©Yannick Fornacciari

XARAH DION, rencontre avec sa minimal wave


Xarah Dion, ça fait un petit moment qu’on la surveille, depuis qu’elle a largué sur Soundcloud la toune « Sillage et caprice », c’était il y a un peu plus d’un an. Fin septembre, elle a sorti son 2e album, Fugitive, l’occasion d’aller lui poser quelques questions.


  • Pouvez-vous vous présenter rapidement

Je suis productrice, musicienne et auteure-compositeure active à Montréal depuis plus de 10 ans. Mon travail est maintenant ancré dans la minimal wave. Mon premier LP Le Mal Nécessaire (2014) m’a emmenée trois fois en tournée en Europe.

  • Depuis combien de temps faites-vous de la musique ?

Je joue du piano depuis l’enfance et je compose depuis l’adolescence.

Ce fut un honneur pour moi de participer au projet de Thomas qui présente un angle différent de la scène musicale montréalaise. De plus, participer à ce tournage m’a permis de rencontrer Benoit Poirier avec qui j’ai eu le plaisir de collaborer sur un live par la suite.

  • Pouvez-vous nous parler de la scène underground montréalaise ?

C’est l’épicentre d’une contre-culture vigoureuse qui tend à devenir la culture même. Se côtoient des musiques de tout genre, de la musique bruitiste, punk, jazz, métal, électro, indie rock, j’en passe… C’est un heureux mélange de mélomanes avides qui soutient cette scène en constante ébullition. L’underground a forgé une tradition d’entre-aide, de fusion des genres, le tout enraciné dans une tradition politique grassroots, DIY. On y partage beaucoup, d’idées et de plaisir et les échanges internationaux sont nombreux.

  • Est-ce difficile d’exister artistiquement en tant que francophone dans une ville si cosmopolite ?

Puisque je suis bilingue depuis ma petite enfance, il m’a toujours bien servi de manier les deux langues officielles selon mon interlocuteur.

  • Chanter en français, c’est une évidence pour vous ?

Mon intérêt avide pour la poésie en français et la chanson française me garde toujours proche de l’usage de ma langue maternelle. Ces jours-ci, je suis particulièrement intéressée par la french disco funk et les écrits de jeunesse de Gilles Vigneault.

  • Comment est venue cette idée de split sur le label Visage Musique ?

Visage musique m’ont approché pour faire partie de la série split regroupant quelques meilleurs talents de la scène locale dont Gold Zebra et Brusque Twins.

  • Qu’est-ce qui vous plaît dans la synthpop ?

La possibilité de produire des arrangements complexes en solitaire dans un studio maison. La capacité du format chanson de soutenir des idées musicales surprenantes. L’omniprésence de la mélodie qui guide les structures. Le renouvellement constant des approches possibles avec l’instrumentation électronique. La communauté internationale.

  • Pensez-vous qu’il est plus difficile pour une femme de réussir dans les musiques électro ?

La musique n’a pas de genre ou de frontière. La musique cherche toujours à être en dialogue, faire lumière, se propager, toucher les cœurs. La musique est le moyen de communication de prédilection.

  • Avez-vous des artistes chantant en français à recommander ?

Le duo minimal wave Peine Perdue dont l’usage de la langue est d’un plaisir et d’un raffinement hors du commun.

Photo : ©Yannick Fornacciari


Son Faccebook & Bandcamp


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