Sandor ©Prune_Simon-Vermot - Scenes Francophones

SANDOR, rencontre avec leur synth-wave


Sandor, c’est de la synth-wave portée par un trio suisse. Vus aux Transmusicales de Rennes et intrigués par une formation aussi peu commune sur les scènes françaises (qui confient davantage les concerts électro aux mâles), nous sommes allés leur poser quelques questions.


  • Bonjour Sandor, c’est parti pour les présentations !

Bonjour et tout d’abord merci pour cette interview. Sandor est le pseudonyme que j’ai choisi comme nom d’artiste il y a de cela environ 4 ans, en référence à Saroltà Vay, une comtesse hongroise dont la biographie m’avait touchée.

Je suis auteure-compositeure-interprète… Musicienne donc ! Je joue de la guitare et du synthé et, surtout, je chante. En français. Ma musique est le plus souvent qualifiée de « pop synthétique », « synth wave » ou « électro pop ».

  • Comment avez-vous vécu les Transmusicales ? Ce festival a-t-il été un bon tremplin pour vous ?

Comme vous pouvez l’imaginer, j’étais très excitée d’aller jouer aux Transmusicales de Rennes, même sans penser à la suite, car y être invitée représentait déjà une belle reconnaissance pour ma musique. Sur place, l’accueil à l’Ubu a été vraiment très chaleureux. Cette salle a une âme… Aussi bien le public que les personnes qui y travaillent ! Tout était super.

Quand j’arrive sur une scène, je pense toujours à ceux qui y sont passés avant moi et là, je dois dire que j’ai ressenti une grande fierté d’y jouer à mon tour. C’était un honneur. Ce qui veut dire aussi un grand trac avant la représentation ! Même Jérémie Duciel qui m’accompagne sur scène en tant que batteur (et qui fait aussi les arrangements de mes morceaux) n’y a pas échappé, bien qu’il ait déjà eu l’occasion de jouer dans ce festival lors d’une autre édition. C’était intense.

Je ne peux pas encore vous dire à quel point ce concert a été un tremplin pour moi, c’est un peu tôt pour cela, mais ce qui est certain, c’est que figurer dans le programme des Transmusicales représente une sorte de validation pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion d’écouter ma musique, un gage de qualité en quelque sorte. J’en suis revenue comblée.

  • Qu’est-ce qui vous plaît dans la musique synth wave ?

C’est une question difficile que vous me posez ici, car elle sous-entend que j’ai choisi ce style musical, et ce n’est pas le cas. Je n’ai jamais décidé d’un style en réalité. J’ai fait avec les instruments que j’avais à disposition, à savoir une guitare acoustique, une guitare électrique, un synthé et ma voix.

Ce qui compte pour moi au moment où je compose la musique de mes chansons, c’est d’être au plus proche de mes émotions. J’essaie de trouver des harmonies et des sonorités qui me remuent. Ce qui me touche est en grande partie issu de la musique que j’écoutais enfant en famille. La suite du travail, l’arrangement, c’est Jérémie Duciel qui le fait. Lui et moi avons presque le même âge, nous sommes nés dans les années 80 et leurs synthés. Ca a visiblement laissé des traces chez lui comme chez moi ! Il amène aussi une touche plus contemporaine à mes morceaux. Le résultat : de la synth wave vous dites ? Ca me convient parfaitement.

  • De quoi parlent vos chansons ? Quel message souhaitez-vous faire passer ?

Mes chansons parlent essentiellement d’amour. L’amour passionné et risqué, celui qui peut nous faire tout perdre quand il devient poison. Elles parlent aussi des combats intérieurs, ceux de l’âme, de bravoure et de valeurs traditionnelles. Ceux qui me connaissent ne me décriraient certainement pas comme une personne passionnée ou torturée, mais plutôt comme quelqu’un de réfléchi et de terre-à-terre, sans compromis. Pourtant mes chansons sont bel et bien en majorité autobiographiques. Les quelques titres qui ne le sont pas, parlent de thèmes qui ont frappé mon entourage proche et qui m’ont touchée par ce biais. Je suis sensible aux questions de famille, de liens intergénérationnels, de rôles féminins et masculins, d’identité. Chaque chanson aborde un autre thème, mais si un message devait les relier, il s’agirait de l’amour il me semble.

  • De la synth wave en français, ce n’est pas commun, parvenez-vous à rencontrer un public ? Arrivez-vous à vous exporter ?

On dirait bien que oui ! Je ne crois pas que le public recherche des choses communes, au contraire. Il y a un public pour tout et les goûts de chacun sont tellement différents qu’il est impossible d’anticiper la réaction des gens. En musique, je fais égoïstement comme j’aime, en me disant que si j’aime il doit bien y avoir au moins quelqu’un d’autre pour apprécier aussi ! Et par bonheur, en y ajoutant encore le travail de Jérémie, c’est le cas.

Pour ce qui est de l’exportation, ce n’est jamais facile de tirer son épingle du jeu. C’est beaucoup de travail et de persévérence. Et aussi beaucoup de soutien de la part des autres professionnels de la musique, de ma manager et de la presse.

  • Quels sont vos projets pour 2017 ?

Tout un programme : un nouveau single en début d’année, suivi d’un EP et certainement d’un album. Mais surtout, toute une série de concerts en France, en Belgique et en Suiss e! Et ailleurs aussi j’espère ! A suivre !

  • Avez-vous des artistes chantant en français à recommander ?

Un très grand nombre oui, mais vous les connaissez déjà… Alors je vais me concentrer sur ceux que vous pourriez découvrir durant l’année à venir du côté de la Suisse : Billie Bird, Temps des Nuits ou encore Château Ghetto.

Photo : ©Prune Simon-Vermot


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