Slogan - Scenes Francophones

SLOGAN, rencontres lyonnaises


SLOGAN, duo de chansons / slam lyonnais composé de Clémence et Nicolas, est allé à notre rencontre. On raconte.


La rencontre avec Nicolas en terrasse d’un bistrot du 7e arrondissement de Lyon aura été une belle surprise. Attente devant le café en essayant de deviner qui pouvait bien être « Slogan ». On opte  pour ce jeune homme-là qui semble coller à la voix entendue à travers les pistes audio Bandcamp. De la douceur, de la force et une petite dose de tourments. Bonne pioche.

Le nom du groupe

« Il a été difficile à trouver. Puis il s’est imposé logiquement de fil en aiguille, car il s’agit du titre d’un film avec Gainsbourg et Brigitte Bardot, les écritures asiatiques sur le visuel, c’est surtout une blague en réalité ! »

Présentation, parcours, rencontre du duo

Clémence a appris la musique au Conservatoire de Chassieux où elle a débuté avec le violoncelle, le chant jazz, pour ensuite basculer vers la danse et le cabaret. Nicolas s’est formé de façon autodidacte en s’orientant vers la batterie jazz, la guitare et le piano. C’est en se tournant vers une formation d’ingénieur du son qu’il s’est aperçu que le choix de parcours qui en découlait ne correspondait pas réellement à ses projets de vie. Son appétit pour l’écriture et la scène a pris le dessus : « Aujourd’hui en tant qu’artiste émergent, il faut savoir être polyvalent, rédiger son dossier de presse, effectuer la communication, la diffusion,etc. Nous ne sommes plus dans une mystification de l’artiste. C’est assez complexe d’assumer plusieurs casquettes, être très rigoureux et en même temps savoir comment se vendre…« 

Le projet Slogan est née directement de la rencontre entre Clémence et Nicolas l’année dernière lors du tournage du clip de la chanson « Mantra » du groupe lyonnais Culottes Courtes (un autre projet du chanteur). Ils ont commencé avec la musique experimentale en créant des bandes-son pour des expositions puis se sont progressivement penchés vers leurs aspirations profondes : créer leurs propres chansons.

Le duo ne cherche pas forcément de label et souhaite avant tout s’ancrer petit à petit au sein du paysage artistique local. Il a d’ailleurs a récemment été retenu pour le tremlin Virgin radio, une première reconnaissance intéressante…

Axe de travail

Les textes de Slogan particulièrement orientés vers un jeu de questions-réponses ( on pense à Biolay-Cherhal avec « Brand Rhapsodie » faisant honneur aux conversations post-it collées sur le frigidaire). Ils s’inspirent beaucoup du couple mythique Bardot-Gainsbourg. Cela pourrait être du « vu et revu », pourtant c’est plutôt bien fait et on se dit que ces deux personnages ont un sacré potentiel.

« Avec Clémence nous travaillons de façon assez variable, soit nous nous voyons beaucoup sur une semaine ou alors très peu la semaine qui suit, en travaillant chacun chez soi avant de se retrouver par la suite.« 

Slogan aborde beaucoup l’amour dans leurs textes, assez naïvement. A ce sujet, Nicolas ajoute : « Tout est très factuel à l’heure actuel, ça fait du bien de s’attarder sur des petites choses : la fragilité, les souffrances. On a toujours quelque chose à perdre en amour, c’est comme la vie en général. » La mélancolie est aussi un sujet que l’on a évoqué longuement : « C’est douillet, une sorte de bile noire, un poison qui est l’essence de l’homme.« 

On évoque ensuite  leur dernier clip « Conte d’été », où la plupart des scènes sont jouées dans une piscine – l’eau est très présente dans l’univers artistique du groupe. Leur titre « Piscine tournesol » évoque cette attirance pour l’eau, d’ailleurs Clémence regardait beaucoup de natation synchronisée. « Conte d’été » : une nage de parade amoureuse ? Peut-être leur natation synchronisée en musique…

L’électro

« La musique électronique est aujourd’hui une façon d’aborder plusieurs styles en une fois. Elle permet d’aborder un métissage très important, sans pour autant que chaque style soit ultra typé. Nous utilisions beaucoup l’ordinateur, les claviers. J’utilise des sons acoustiques en enregistrant des morceaux de piano, batterie, synthé et de basse. Notre musique est composée de 50 % analogique et 50 % numérique.« 

Lyon

« C’est l’endroit où l’on vit, donc pourquoi ne pas en parler, on ne va pas se faire passer pour des New-yorkais ou des Parisiens. » Lyon est aussi une ville où ils ont pu faire de belles rencontres sur le plan atisitique. Ils ont pour habitude de travailler au studio Polycarpe où hip-hop, électro, cumbia s’entrechoquent. Le groupe Scratch Bandi Crew a pour habitude d’y répéter.

Et la création, ou se passe-t-elle ? « Cela est stimulant d’écrire dans des endroits inconnus. La nouveauté, les rencontres, sucsitent l’insipiration. C’est même compliqué d’être inspiré si on ne bouge pas« , souligne Nicolas. Lyon niveau musique, ça bouge ? « Il y a beaucoup de choses, et très électro, on ne se déplace pas beaucoup aux concerts. Tout est très institutionnalisé, contrairement à l’étranger par exemple... »

Ils écoutent

Michel Legrand, La Chika, Bad Bad Not Good, Fishbac, Delerme…

Ils recommandent

Arnaud Fleurent Didier, Flavien Berger, Nino Ferrer…


Facebook & Soundcloud de Slogan


 Pour soutenir notre projet de revue, c’est par ici :

fr.ulule.com/creation-editions-veliplanchistes


 

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