Fete de l'Huma 2017

FÊTE DE L’HUMA 2017 : joyeux bordel


La Fête de l’Huma, ce joyeux bordel entre coups de gueule et cris de fans hallucinés.


Gare aux novices, pour faire la traversée de 10 min entre le tram et l’intérieur du festival, il faut compter 1 heure – peut-être 45 min avec un peu de chance. Une organisation plutôt moyenne étant donnée l’affluence massive de festivaliers. Le samedi : 1h30 d’attente entre l’entrée et l’intérieur du festival. Équipes débordées,  entrées saturées. On loupe le début du concert de l’Âge d’or du rap 90, on le prend moyen. On arrive à temps pour « Bye bye » de Ménélik, ouf ; Nuttea, Neg Marron et Stomy Bugsy suivent. Bon, okay. Deux filles à côtés deux nous hurle à l’arrivée de Nuttea sur scène. Très fort. Elle ne pensait certainement pas un jour voir en live des musiques écoutées quand elles avaient 7 ou 8 ans. Elle ne pensait pas nous plus crier autant. C’est parti tout seul.

Monde extraordinaire que le village de l’Huma. Chaque stand est une fête en soi, une enfilade de mini discothèque sous toile. Avec mets régionaux et alcool peu onéreux. Allez, on se prend une bière à la châtaigne chez le PCF ardéchois, des crêpes en Ile-et-Vilaine et des shots de vodka chez les Russes.

Samedi, on attend comme des blaireaux devant la mauvaise scène : mettez votre site internet à jour les gars ! On loupe la moitié du concert de Group Doueh & Cheveu. On a un peu les boules là. C’était le concert que l’on ne voulait pas loupé.

Group Doueh et Cheveu, la combinaison de deux groupes, du Dakhla et de Bordeaux, d’instruments traditionnels et de machines, de garage et de post-punk d’un côté et de musiques traditionnelles psychédélisées de l’autre, de chants (proche du raï) mélodieux et d’un chanté-parlé, déclamé. Sur scène, un moment exceptionnel à vivre. Un moment cocasse aussi, celui du mélange du chant mélodieux de Group Doueh (dont on ne comprend pas les paroles et qui paraît ainsi si majestueux) avec le parlé-chanté un peu brute de Cheveu qui, notamment sur le morceau « Moto 2 places », ressemble à celui d’un homme en état d’ébriété. Une fusion détonnante de deux univers.

Débat autour de la bière à la châtaigne : la Fête de l’Huma, un festival ou un rassemblement pour l’engagement ? On vient pour les concerts et l’ambiance, puis on en profite pour se poser à l’Agora, écouter quelques débats, s’intéresser aux questions actuelles. Une fête qui pousse à repenser son engagement, à se remettre en question, à pousser à l’envie de s’investir un peu plus dans la réalité… Alors la musique, les nudistes en vadrouille, l’alcool pas cher, oui, mais aussi la vision concrète d’une communauté de personnes avec les mêmes idées, la réalisation d’un ensemble avec le potentiel de faire évoluer, changer les choses.

On se dit à l’année prochaine !


Fête de l’Humanité


 

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