JESUSLESFILLES, power-groupe punk montréalais, revient avec Daniel


Jesuslesfilles sort cette semaine Daniel, leur troisième album, chez le super label Blow the fuse. Un condensé punk et garage du meilleur de la scène souterraine montréalaise.


Jesuslesfilles - Daniel - SoubresautJesuslesfilles, c’est une super formation qui réunit le meilleur des scènes underground québécoises. Les paroles  sont de Martin Blackburn, qui joue de la guitare et chante avec Yuki Berthiaume-Tremblay que l’on connaît du génial groupe de rock psychédélique IDALG (Il danse avec les genoux). À la basse, Guillaume Chiasson, un des deux du duo Ponctuation (qui a aussi produit dernièrement le premier album de Victime – musicien très actif !) ; aux tambours, Benoit Poirier, du groupe Le monde dans le feu que l’on a découvert grâce au très intéressant documentaire Je suis dans un band de Thomas Griffin avec qui on avait papoté. Dans tous les noms du projet Jesuslesfilles, on reconnaît aussi Jean-Michel Coutu, d’IDALG (qui a aussi mixé l’album de Corridor), à la réalisation et Félix-Antoine Coutu au piano ici, à la batterie là-bas. Bref, une bande bien sympathique qui, avant même l’écoute, vend du rêve.

Jesuslesfilles est une bête hybride qui mue au fil des années depuis leur naissance 10 ans auparavant. Les membres ne sont plus tous les mêmes depuis leur création et seront peut-être encore différents dans 10 ans. C’est la rencontre de divers points de vue créatifs, d’artistes passionné·e·s réuni·e·s en chansons.

Daniel, c’est une série de chansons courtes (dépassant peu les 3min) qui donnent, pour la plupart, un sentiment d’urgence. Si l’album commence en douceur avec un morceau éponyme et sur une mélodie pop, le reste est nettement plus énervé, rock. Les guitares aux sons saturés sont au premier plan. Le chanté-crié – poussé jusqu’à la fausseté parfois – calé sur des effets ne se comprend guère, il faut tendre l’oreille et écouter un morceau plusieurs fois pour saisir le propos.

On reconnaît le punk-garage de Ponctuation et IDALG. La toune « Motocycle », la plus longue, laisse libre cours à un saxophone qui clôt la chanson sur un écho… Il y a quelque chose de pesant dans cet album, de pressé. Une atmosphère particulière, dramatique. On reste captivé·e·s. Quel bon gars ce Daniel.

La voix de Yuki résonne sur le titre « 06+1 » et c’est bon. Seulement 1m26, on en voudrait encore. Ca tombe bien, elle revient sur le morceau suivant, « Parasol », en duo avec Martin Blackburn.

Mais pourquoi tu fais ce qu’il faut pour me blesser
Tu m’invites chez toi et j’peux pas t’embrasser
Tes amis se moquent de moi et je ne suis jamais
embarrassée, je suis assise sur ton divan
« Parasol« 

Un petit mot sur Blow the fuse records, le tout jeune label du groupe qui se dit « soutenir l’émergence de talents dans les scènes punk, garage et indie » : un beau projet en somme.


Facebook & Bandcamp de Jesuslesfilles


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