GRAND BLANC, l’âge de raison?


Grand Blanc offre un deuxième album, Image au mur, où la tumulte se dispute aux volutes.


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Grand Blanc, à pleines dents, fait son trou dans le paysage de l’électro-rock français. Après Mémoires vives en 2016, le quatuor délivre son deuxième album : Image au mur.

Grand Blanc, c’est un rock écrit – le guitariste, Benoît David, ne s’est pas retrouvé à faire un Master de littérature à l’EHESS pour rien – qui rencontre un son électro punk léché – pas surprenant quand le batteur, Luc Wagner, et le bassiste, Vincent Corbel, sont tous deux ingénieurs du son.

Mais ces trois-là ne seraient pas quatre sans Camille Delvecchio qui prête sa voix et ses dix doigts – derrière les claviers -, aux douze titres de ce nouvel opus. Une voix qui, comme dans le single “Los Angeles” dévoilé en juin, souvent se détache d’une déferlante de son, survolant grattes et drums endiablés.

Rock atmosphérique

Entre ces accès de frénésies, des chansons plus atmosphériques, telles “Isati” ou “Rêve BB Rêve”, rythment Image au mur. Un changement de tonalité, un album peut-être plus raisonné que le précédent.

Même si la volonté de ces quatre jeunes gens n’a pas changé, comme l’expliquait l’année dernière Benoît David au Républicain Lorrain (tous, sauf Vincent Corbel, sont originaires de Metz) : “On continue aussi à parler beaucoup de sentiments, d’amour, d’envies, de tristesse. Mais en essayant de faire des chansons tristes qui ne soient pas glaçantes et des chansons joyeuses qui ne soient pas trop simplistes.”

Ainsi, pour un groupe apparemment animé par une hantise du conformisme, Grand Blanc se débrouille pour tracer son propre chemin musical.

Dis-moi qu’on est des gens bien, des gens bien comme il faut, qu’on aura tout ce qu’il faut, tout ce qu’il faut où il faut…

 

“Des Gens Bien” – Image au mur

 

Entre ballades aux accents synthpop et morceaux de rock bien senti, le groupe fait preuve d’une belle tessiture, à l’aise d’un registre à l’autre, mais l’on ne peut s’empêcher d’avoir un faible pour les quelques titres où le métronome s’affole et les décibels s’envolent (comme “Aurore” ou “Rivière”). Comme le démontre le magnifique et sinueux “Ailleurs”, ce sont biens les grands sentiments et les accents grandiloquents qui siéent le mieux à Grand Blanc.

Après une release party lundi au Badaboum, à Paris, Grand Blanc étrennera ce nouvel album lors d’une mini-tournée, de Bordeaux à Strasbourg en passant par Clermont, avant de revenir à Paris, le 26 novembre, pour une date à la Cigale.


Écouter Image au mur de Grand Blanc


 

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