MAMA FESTIVAL 2018 : balades dans Pigalle


Le MaMA festival & convention, c’est le rendez-vous des pros de la musique à Paris : des rencontres professionnelles et des conférences la journée ; des concerts dans 9 lieux uniques à Pigalle en soirée. On s’est plutôt aventuré·e·s du côté nocturne du festival, à la recherche de découvertes.


Par ici l’entrevue avec Ségolène Favre Cooper, programmatrice au MaMA

Découvrir le versant musical de Pigalle

Le MaMA festival, c’est la parfaite occasion de découvrir les salles de concert qui longent le boulevard Rochechouart, entre le 9e et le 19e arrondissement, et notamment le gouffre sans fond de la Machine du Moulin rouge qui promet des soirées géantes, ou des plus intimes, au sous-sol, dans la Chaufferie. C’est aussi le privilège de pénétrer le sélect Carmen, ce sublime hôtel particulier offrant sculptures, moulures et miroirs géants à gogo, transformé en discothèque – pour l’anecdote, ce serait ici que Bizet aurait écrit son célèbre opéra.

Programmation

Coup de coeur

Miel de Montagne, la nonchalance même. On avait adoré ses chansons électro-pop légères, et notamment le slow 80s dédié à son chien et ne voulait pas le louper. On a ri et dansé, merci.

Walter Dean et leur mise en scène qui en jette : jeux de lumière, violons et sons électro, pour une performance des plus emphatiques. De la musique de film, qui raconte des histoires. Hypnotisant !

Ammar 808 a fait danser toute la machine du Moulin rouge avec ses deux flûtes et ses sons électro. Le trio allie musiques du Maghreb et boîte à rythmes TR-808 : un mélange organique-électronique, traditionnelle-contemporain, en vogue – certes ! -, et si bien réalisé !

Pourquoi pas

Comme 1 flocon assure le chaud et propose un rap décent.

Omar Jr sait faire danser mais se perd un peu dans les styles.

47ter et leur rap un peu facile mais un flow correct.

Têtes d’affiche

Gaël Faye, élu meilleur danseur du festival. Généreux, proche du public : un régal ! Avec une invitée très spéciale : la rayonnante Brésilienne Flavia Coelho.

Oxmo Puccino & Mr. Viktor, grand maître du rap, posé.

Bilan

Un peu déçu·e·s par la scène rap québécois, et le problème technique du Folie’s Pigalle qui nous a fait manquer la prestation de Larry Kid, probablement la valeur sûre de la soirée dédiée à la Province.

Une faible fréquentation pour trois jours de festival dans tout Pigalle : quelques 5 500 festivaliers, pas plus. Côté pro, des chiffres impressionnants : 5 900 pros représentant 54 nationalités, 2 140 structures, 396 intervenants, 590 médias et 156 artistes pour 120 concerts !

Pas beaucoup de découvertes marquantes au niveau de la programmation qui était plus orientée pour plaire au public, semble-t-il. Cela dit, on a grandement apprécié la dimension internationale et la place accordée aux textes en français.

On se dit à l’année prochaine pour fêter les 10 ans du MaMA !


Photos ©Abi Friard
Site du MaMA festival & convention


 

2 réflexions sur “MAMA FESTIVAL 2018 : balades dans Pigalle

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