Anatole-testament-soubresaut

ANATOLE, 2e album : testament musical glam-pop


Anatole, artiste québécois aux deux facettes, revient avec un 2e album, plus de deux ans et demi après L.A/Tu es des nôtres, hommage pailleté à Los Angeles. Place au Testament.


Anatole-testament-soubresautReconnaissable entre mille, la voix d’Alexandre Martel du groupe Mauves part à la conquête de l’éternel. Le Testament, un grand sujet à la fois introspectif et universel, signe-t-il l’entrée de l’artiste dans une nouvelle phase ?

La mort, les aveux, la résurrection sont abordés comme tels, par étapes au long de l’album. Ici, âmes, forces occultes et charognards dansent tous ensemble en attendant les dernières heures de mortels.

À l’instar du premier album L.A/Tu es des nôtres, Testament est construit sur des hauts et des bas. Tantôt extrêmement mélancolique dans « La Nausée », tantôt plus enivré dans « Aveux ». Le ton y est toujours un peu grave et désappointé.

Le charme pop et glam du personnage n’est pas pour autant enterré, s’imprégnant des frivolités de la vie. L’artiste revient d’ailleurs volontiers sur les rythmes disco qui ont fait le charme des années 70-80 et qu’il est tellement bon de retrouver. On relèvera les paroles aussi perchées que les étoiles : « J’ai dormi 60 jours dans du lait vegan » (« Exode ») exaltées, légèrement nasillées, juste succulentes.

Hormis l’excellent titre phare « Testament » rondement mené, ponctué de chœurs joliment amenés et plus encore dans « Pluton », véritable coup de cœur de l’album pour le couple disco/percussions qui offre une résonance vraiment exotique au titre. Titre sur lequel l’artiste place aussi merveilleusement sa voix.

On apprécie également le titre moins évident dans l’album – bien qu’au titre évocateur « Charognards » – qui dévoile un côté plus western et éclaire une autre facette de l’artiste.

Que nous enseigne alors cet album aussi mélancolique que fantasmagorique?

Le Testament est ici à prendre comme une réflexion sur la trace laissée, un thème plutôt intéressant lorsque l’on mène une vie d’artiste. Anatole montre sur cet album tout l’art de rendre un éventuel éternel sensible. Autour, tout d’abord, de références bibliques, religieuses, le divin est partout désenchanté, particulièrement sur le titre « À sept pas du ciel » qui ose même la superposition d’une voix démoniaque !

C’est donc totalement en continuité du premier album qu’Anatole nous fait décoller une nouvelle fois vers une galaxie bien lointaine, tout en rappelant que, nous, pauvres mortels, n’avons qu’à profiter de la musique et des soirées tant que nous le pouvons encore ! (Enfin, ça c’est nous qui le disons !)


Site & Soundcloud d’Anatole


 

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