FESTIVAL GÉNÉRIQ 2019 à Dijon – Bilan


Le festival GénériQ a frappé une fois de plus avec une programmation hétéroclite en Bourgogne-Franche-Comté. Pour sa 12e édition, le festival à l’initiative de l’association Territoire de Musiques (porteur des Eurockéennes entre autres) a misé sur des personnalités rassembleuses aux cultures et identités multiples. Retour sur quatre jours de musiques à Dijon.


Rassembleur

L’entrée en matière du festival plutôt orientée rap/hip-hop nous confronte dès le premier soir à un public très jeune, venu en masse applaudir les têtes d’affiche Dinos et Alpha Wann. Les jours suivants démentent cette tendance. On se plaît en harmonie avec des publics de tous les âges, venus apprécier autant les instruments traditionnels, qu’écouter autour d’un thé une conférence sur l’histoire de la musique pop love ou découvrir en famille lors d’un brunch du dimanche. Bref, il y en a pour (presque) tous le goûts et les générations.

Insolite

Aussi épatant dans la sélection musicale que dans que dans le choix des lieux, GénériQ offre la possibilité d’écouter du cor des Alpes dans une église autant qu’une création spéciale à l’accordéon dans un centre d’art, qu’un groupe de rock US dans un hôtel particuliers du XVIIe siècle ou encore un spectacle participatif en plein cœur de ville. Ces mélanges qui surprennent apportent du cachet à l’événement et à l’instant !

Rythmé et multiculturel

Lors de la conférence sur la thématique « L’amour est-t-il pop ? », programmée dans le festival, Bertrand Dupouy rappelait que « le sens d’une chanson n’est pas dans son texte mais dans l’énergie qui la traverse ». De l’énergie, il y en a eu, et de tous horizons, notre coup de cœur étant décerné à Pongo qui nous a véritablement enchanté·e·s de sa présence canonissime sur scène. La diva du kuduro a fait vibrer la grande salle de La Vapeur.

Vaudou Game, profonds défenseurs d’une nature en communion avec les hommes a  semé une pointe groovy – et même disco – sur une foule très à l’écoute.

Dans un tout autre registre, mais tout aussi énergique, la glam-pop jazzy qui nous avait séduite chez le Québécois Hubert Lenoir s’est transformée en fureur pseudo punk, rock, un peu dévastatrice… Impression de vivre une crise d’adolescent en direct, on passe !

Du Canada au Togo, la programmation aux identités multiples fleure bon les rythmes du monde, anime le cœur et fait bouger les popotins à  tout va !

Les groupes attendus

Aussi énergique qu’attendu, Ammar 808 mêle savamment le son traditionnel de la flûte aux rythmes les plus festifs des boîtes de nuit tunisiennes. Découvert au Mama festival 2018,  le trio séduit toujours autant.

Arnaud Rebotini, nous faisait languir sur le papier. La grande classe de l’homme à la stache impeccable remplit sa mission live grâce à une performance qui, d’après les fins connaisseurs du style, fait appel à du matos de collection « qui envoie ».

« M. PRÉSIDENT », la chanson phare de Delgrès, raisonne particulièrement dernièrement. Musique blues et politique font bon ménage. On n’en oublie pas de danser sur la chaude voix du chanteur créole, la batterie et le soubassophone, impressionnant instrument !

La coqueluche

Comme une petite cerise sur le gâteau, GénériQ nous fait le plaisir de programmer Flavien Berger. Enthousiaste de se produire dans un lieu « industriel » et d’avoir un public si attentif ; les conditions de concert ne sont pas idéales mais les petites déconvenues font tout le charme. L’occasion pour lui de partager son très bel et dernier album Contre-temps avec en prime un petit cours sur les synthés qui l’accompagnent.

Les bonnes surprises

Dans les belles découvertes de cette édition figurent Psycho Weasel et sa house  qui ambiance si bien qu’elle nous a laissé·e·s un peu sur notre faim quand est venu le moment de les quitter.

La pop de la jeune Joanna sur la féminité et le genre de manière plus globale, de douces (et parfois plus percutantes paroles) aussi accompagnent une personnalité toute délicate sur scène. Tout aussi délicate, Ann O’aro au chant vibrant sur du maloya en créole a imposé le silence.

Bilan

Intergénérationnel et multi-identitaire, GénériQ parvient, malgré nos quelques éditions passées au cœur du festival à régaler par des formats innovants et des moments savoureux – parfois gratuits – pour le plus grand bonheur de tous. Et nous n’en avons vu qu’un tiers !

 

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