Thomas Pradier

THOMAS PRADIER – Le début d’une belle histoire


Thomas Pradier sort son premier album, Où cette histoire nous mènera, sur le label toulousain Lunadélia records. Un bijou de pop chill océanique.


Thomas Pradier

Thomas Pradier, nous l’avons découvert en 2015 grâce à La Souterraine chez qui il a sorti une jolie Mostla tape et que nous avions tant aimée, nous réconciliant ainsi avec la chanson (voir l’article « Thomas Pradier, la chanson française se porte bien« ). Son nouvel album, Où cette histoire nous mènera, fait entrer en toute humilité dans l’été et dans la personnalité d’un artiste complet.

Où cette histoire nous mènera est globalement pop-folk, avec un chill océanique à la Mac DeMarco, et s’ouvre sur un doux morceau narratif qui sent l’iode. Dix titres pour se mettre en condition. On entame avec un temps de relaxation, agrémenté de bruits ambiants qui nous emmènent gentiment vers les chemins de la plage. On se dirige vers l’été, les amourettes, les flirts et les espoirs qui l’accompagnent à travers une richesse musicale. La pop s’enrobe ici et là de quelques montées de voix, tout en légèreté, et de touches de lyrisme du quotidien. L’esprit cocotier et ukulélé rend guilleret.ette, bien que les paroles puissent être ponctuées d’amertume.

Thomas Pradier aime raconter des histoires et sait les interpréter avec une certaine abnégation qui le rend généreux. Le titre phare de l’album, « Où cette histoire nous mènera », est d’ailleurs une histoire en elle-même, construite en plusieurs phases. D’abord un chouilla rock puis axée sur les voix pour le côté utopiste et enfin anarchique. Le ton général s’attache à la banalité du quotidien avec romantisme et simplicité.

On apprécie les chœurs légers et aériens d’ »Hudson river » ou la ballade à l’harmonica « Moderne Balthazar ». L’interlude laisse le temps de siroter un verre sur un air de l’Ouest américain. De Biarritz à l’Hudson river, le compositeur transforme aussi bien la chaleur des surfeurs français que celle de l’Amérique en mélodies.

Coup de cœur sur le titre « Rêve idéal » qui renvoie aux chansons « Jolis cœurs » des années 1970. On retrouve un petit côté enchanteur, ponctué de moments vocaux plus solennels type « messe du dimanche » presque emprunté à la culture américaine. L’inspiration Lou Reed, dont on retrouve à la fois l’instrumentation et le parlé-chanté est incontournable. Plus imperceptible, on irait même jusqu’à faire le rapprochement avec un Joe Dassin pour les histoires de filles, le côté franco-américain et touche-à-tout.

Autre coup de cœur pour « Sous les miroirs brisés », dont un clip est proposé, et qui redonne un peu d’euphorie à cette douce ballade estivale. Pourtant, la voix du jeune chanteur est plus brute et la fin, moins ajustée que dans le reste de l’album, mais la sincérité qui en ressort est ce qui nous plaît définitivement.

D’apparence bien douce et un brin futile, la pop de Thomas Pradier regorge de subtilités plus profondément ancrées dans une belle personnalité et d’arrangements do it yourself qui donnent à cet album une vraie connivence avec ses auditeurs.

PS : Le label Lunadélia records est celui du groupe Marie Mathématique dont nous avions adoré leur pop psyché !


Écouter Thomas Pradier


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