Little : entrevue avec un artiste complet


Nous découvrons tout juste l’album Identité et le passé musical d’Éric Malnoury, alias Little ou little éric, dont nous avons apprécié la philosophie et la générosité. Retour sur ce qui a construit musicalement et anime aujourd’hui un mélomane passionné de cuisine.


  • Bonjour Little, tout d’abord, pouvez-vous nous expliquer ce choix humble et poétique de nom : pourquoi Little pour un musicien qui en fait déjà beaucoup ? (compositions, mixes, clips…)

J’aime son côté chaleureux, souvent on m’appelle le petit little, c’est pourtant pas physique. Pour moi ça signifie « l’axe », d’ailleurs il y a un groupe qui s’appelle comme ça. Un pseudo de longue date chaleureux, alors je l’ai gardé. C’est mon petit monde artistique.

  • Quand et comment s’est formé le groupe ? Quelles étaient ses inspirations musicales premières ?

J’ai commencé à travailler avec deux choristes, réunies pour l’occasion il y a environ deux ans : Laure et Clémence. Nous avons fait quelques concerts ensemble, puis nous avons enregistré ces nouvelles compositions chez moi. Elles sont « frivoles », je les aime bien à mes côtés sur scène, nous avons réarrangé le répertoire. Ensuite M. Pierre au sax est venu nous rejoindre. Nous nous connaissons très bien, il était déjà à mes côtés lors des premières de Morphine (en 1994), une période tribale.
Depuis  mes débuts (ado) et même encore aujourd’hui, j’admire ces chanteurs, ces icônes créatifs : Bowie ; D. Darc ; Bashung ; Lou Reed, et aussi Nino Ferrer, je le trouvais sensuel, seul et décalé. Un peu comme moi ?

  • On vous sait fort d’une expérience musicale et scénique impressionnante : vous avez accompagné Sloy et Morphine sur scène puis Natacha Atlas (mon amie la rose) en tournée. Dans quel sens ces expériences scéniques ont-elles fait évoluer votre musique/carrière ?

Toutes ont été éphémères, que de superbes moments, des anecdotes, ça vous tombe dessus. Étais-je sous influences divines, au bon moment, dans l’air du temps ? En album, il y a eu « Tud », electro-tribal sorti en 1994 puis « Le jardin d’Eden » album electro en 1998.

Quant à la scène, j’aime produire différentes ambiances, emmener le public dans des atmosphères : tribales, electro, chansons, c’est ce qui me caractérise souvent pour les gens qui m’ont vu en live : du Spectacle.

  • Justement on ressent dans la musique que vous produisez un attrait pour le monde du spectacle, et pour l’onirisme de manière générale. Qu’est-ce qui guide les thèmes de vos chansons ?

J’aime les métaphores, parler de la nature, des sujets de ce temps, ou encore Prelude, appelé baise-couillon à la base, qui compare une femme qui s’apprête à se maquiller devant sa glace, à un peintre face à sa toile blanche. L’amour, j’évite d’ailleurs, ça fait longtemps que je n’ai pas entendu une belle chanson d’amour.

  • Fort de ces expériences, quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes générations qui souhaitent s’épanouir dans la musique ?

Je ne calcule pas ce que je fais, j’essaie juste de me faire entendre, de choisir de bons concerts avec un avenant qui vous met l’eau à la bouche. Mais faire de la musique c’est déjà s’épanouir.

  • Pourquoi choisir de proposer un premier album maintenant, et en français ?

Peut-être une sagesse, ou du sens ? C’est beaucoup plus personnel, pourtant, avant, je ne m’en sentais pas capable. C’est peut-être aussi grâce à une oreille guidée anglo-saxonne, et maintenant ça me vient, et ça me plaît bien.

  • La poupée qui tousse est le nom de votre restaurant. Comment rapprochez-vous la musique de la cuisine, votre autre passion ?

La poupée qui tousse : encore une utopie ! La cuisine, la musique j’aime. Les deux sont faits pour faire plaisir. Deux valeurs les rapprochent : l’inspiration et la créativité. Une actrice disait (je ne rappelle plus qui) : Actrice, pourquoi ? La vie ne me suffit pas.

  • Vous avez d’ailleurs fait votre « propre cuisine » en utilisant un téléphone pour réaliser le clip « combien tue le vent ». Est-ce là un esprit qui vous caractérise ?

Tout ce qu’il y a dans cet album, je l’ai réalisé seul : la pochette, je suis parti avec un fusain, un taureau est venu, je l’ai agencé comme des photos d’identité avec 4 planches de couleurs. Le clip, j’étais en vacances lorsque j’ai eu un soubresaut en photographiant un quelconque bâtiment,  j’allais m’ennuyer, et pourquoi ne pas filmer un clip ?

J’aime maîtriser l’image, certes avec peu de moyens, mais l’objet compte, je le trouve rigolo, chaleureux.

  • Quels sont vos projets (tournées, concerts) ?

J’y pense et j’y travaille et j’aime faire des concerts !


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