Blondy Brownie - Entrevue Scènes Francophones

Blondy Brownie : Douze mois. Douze morceaux


Blondy Brownie, duo féminin belge, a un projet musical bien sympa : une vidéo par mois avec un artiste masculin. Les filles nous expliquent « Douze mois. Douze morceaux » en détails.


  • Bonjour Blondy Brownie. Je vous remercie d’avoir accepté de répondre à nos quelques questions. Commençons par les présentations : dites-nous en un peu plus sur votre groupe, qui êtes-vous, d’où venez vous, depuis quand le groupe existe-il ?

On vient d’Anderlecht et de Charleroi. Anderlecht, c’est une commune bien Brusseleire. Charleroi, c’est le Pays Noir.

On fait de la musique ensemble depuis des années dans différents groupes de Bruxelles, de Bristol et d’Eupen. Notre premier groupe à 2 s’appelait JSL JR JR JR. Comprenez : je suis libre, je revis, je respire, je ressucite. Blondy Brownie en est la suite avec exactement la même idée derrière. On existe donc depuis qu’on s’est rencontrées.

  • Parlez-nous de votre projet « Douze mois. Douze morceaux ».

Blondy Brownie est né d’un souhait fou : inviter systématiquement un homme différent sur chaque morceau. Très vite, une envie d’immoratliser ces collaborations éphémères s’est imposée. On oublie tout le temps les anniversaires, les dates importantes, les jours fériés… Alors, on a pensé à faire un almanach, un beau, avec de belles photos, celui que tu peux garder toute ta vie en ajoutant des noms dedans.

On a écrit des morceaux de saison. Il y a l’hiver, il y a le soleil qui tape, l’orage. Les éléments et les sensations qui évoluent, le temps qui passe, une histoire d’un an qui se répète : c’est notre album.

Partant de l’envie de faire un projet juste à 2, très vite quelque chose manquait. Il y a toujours quelque chose qui manque. On a besoin des autres, et surtout, nous, on aime rencontrer des gens. Le manque peut donc être positif : combler un vide, ça veut dire qu’il y a de la place pour quelq’un. Que ce soit musicalement ou visuellement, on a créé une indépendance dépandante de la créativité d’invités. Et on ne va qu’en grandissant.

  • Vous avez du très beau monde qui a collaboré avec vous sur vos projets : Timothée Philippe de BRNS, John McEntire, le batteur de Tortoise, Stéphane Daubersy, Philippe Katerine, … Comment choisissez-vous les artistes avec lesquels vous collaborez ? Vous avez un speech spécial pour les convaincre ?

Se faire plaisir, c’est ça qui nous guide. On a envie de collaborer avec des gens dont on adore le travail. C’est aussi une sorte d’hommage à ces invités, même si le mot est très solennel. Donc on choisit par goût et on n’a rien d’autre à proposer pour convaincre. On ne veut pas convaincre, on veut rencontrer. Et chaque fois qu’un de ces hommes accepte la collaboration, on est les plus heureuses du monde. Ils sont très libres. La carte blanche peut aller loin. On ne dirige pas, on propose.

  • Vous pouvez nous donner parler de la collaboration de mai ?

Celle de mai, on y est déjà, c’est un morceau qu’on a sorti il y a un an et qu’on pourrait ressortir tous les ans. C’est un morceau qui parle de la perte d’un ami, d’une famille, et chaque mois de mai sera son mois de mai. C’est Antoine Wielemans qui chante avec nous. Il a aussi beaucoup travaillé sur les arrangements. Et maintenant, comme avec les autres, on a un lien à vie, ancré dans le temps, écrit dans un almanach. Pour toujours.

  • Comment se passent les collaborations : créez-vous le morceaux en amont et invitez-vous un artiste à s’y joindre ou bien la création se fait-elle ensemble ? Comment cela se déroule-t-il ? Est-ce compliqué à organiser ?

On compose et enregistre les morceaux en pensant à une place à prendre, mais sans préméditation. On peut écrire tout un morceau avec notre compo à la batterie et puis un batteur va complètement changer sa partie. Alors on rebondit, on adapte le morceau, on le repense avec ces nouvelles idées. C’est très enrichissant du coup, parce qu’un morceau peut vraiment partir ailleurs et ça veut dire qu’il peut avoir plusieurs formes.

Il n’y a pas de modus operandi précis : l’invité fait comme il veut, mais on communique toujours beaucoup. En fait, souvent, on est comme des petites filles qui reçoivent de belles surprises.

Oui, c’est compliqué à organiser, parce que le temps, le temps.. Le temps se presse toujours.

  • Etant donné que votre musique est essentiellement consituée de collaborations, comment gérez-vous les prestations live ?

On a presque toujours un musicien (hors pair) avec nous. Il prend certains relais. Après, nos morceaux en live ne sont pas l’expression fidèle de nos morceaux sortis. Si tu veux découvrir l’almanach et comment nous sommes arrivées à faire ce que l’on fait, tu achètes notre (futur) vinyle, tu regardes nos videos. Et en live, tu viens voir la genèse, transformée par leurs influences. J’ai toujours détesté les concerts qui sont la copie conforme de l’album. Un concert, c’est inventif. Te reposer sur tes acquis est un peu paresseux.

A Dour, on jouera avec pas mal d’invités. Fin décembre, pour clôturer le calendrier, on fera aussi un concert avec des invités.

  • Que pensez-vous de l’état des musiques en français en Belgique ?

Pas vraiment d’avis sur la question territoriale.. Il y a toujours eu mille bons groupes francophones, mais comme pour tous les groupes, pas assez de visibilité, pas assez d’intérêt à cause de la musique plus popoulaire.

Ce qui est sûr, c’est qu’on est plus touchées par des groupes qui chantent en français, parce que l’anglais, nous pas toujours comprendre.

  • Avez-vous des artistes qui chantent en français à recommander ?

Plein.
Mais c’est facile, non?


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4 réflexions sur “Blondy Brownie : Douze mois. Douze morceaux

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